é The Electric Gallery Artists: Jacques Cauda: About the Artist

Jacques Cauda


French
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In French

Qui suis-je ? Pourquoi je peins ? Pourquoi j'écris ? À cette question, Beckett avait répondu :" parce que je ne suis bon qu'à ça ! " Oui, c'est ça, je ne sais rien faire d'autre. Peindre. Écrire. Ah si ! Faire la cuisine : je suis né à Paris. J'y vis. J'y peins. J'y écris.

Je ne peins pas depuis très longtemps, une petite dizaine d'années. Avant, je faisais des films documentaires pour la télévision. Je faisais des images. Des images qui peu à peu m'ont amené à la peinture, et , à ma façon, très particulière, de regarder la peinture.

J'ai écrit un jour dans un de mes romans : " aujourd'hui que le réel est dans un rapport de stricte égalité avec le visible, rien n'existe en dehors de son image, aussi la peinture ne saurait avoir d'autre objet que le DÉJÀ-VU et d'autre définition que SURFIGURATIVE ".

J'ai créé le mouvement surfiguratif . Surfigurer le déjà-vu revient à le maintenir dessus le monde des images par le signe efficace de sa propre destruction.

Peindre le déjà-vu c'est se délivrer des clefs qui ouvrent la représentation. Et c'est pourquoi je peins des scènes de cinéma, des musiciens de jazz photographiés en concert et des femmes qui posent pour des magazines de charme.

Je n'utilise que le pastel à l'huile. Le pastel à l'huile a l'avantage de faire exister le trait et la couleur simultanément, rappelant ce procédé de roman qui, emprunté au cinéma, présente sans transition des évènements qui coïncident entre eux

Exactement comme ma peinture coïncide avec le déjà-vu.

Pour lui donner un autre regard.

In English

Who am I? Why do I paint? Why do I write? Beckett replied to this question by saying: "because I am not as good as you at it!" yes, that's why, I don't know of anything else other than painting and writing. Oh! What about Cooking? I was born in Paris after all, I live, paint and write there.

I have not been painting for very long, about 10 years. Before that I used to produce film documentaries for the TV. I created the images. Images that little by little led me to painting, and in my own particular way, to study paintings.

One day I wrote in one of my books: "nowadays that reality is linked equally with the visible, nothing exists outside of the image, and paintings no longer show the past or any other definition other than the Surfigurative"

I created the Surfigurative movement. To surfigure the past means maintaining it above the image itself by the true sign of its own destruction.

Painting the past involves creating the keys that help to unlock the representation. And that is why I paint scenes from the cinema, jazz musicians photographed in concert and women photographed in glossy magazines.

I only use oil pastels. The advantage of these is that it gives the stroke and colour simultaneously, recalling the process in my book, which, borrowed from the cinema, presents without transition, events that coincide with one another.

Just as my paintings coincide with the deja-vu.
To give it another aspect.

Translation by Marc Ellsmore